Monday, September 26, 2016

Nami Cosmétiques

C'est avec beaucoup de plaisir que je vous annonce le lancement de la marque "Nami", cosmétiques bio et zéro déchet, lancée par mon amie Line... Cela fait des mois qu'elle travaille sur ce projet, et après une campagne de crowdfunding et une série de tests en laboratoire pour valider ses produits, le grand jour est venu, elle se lance... 

Nami c'est une toute jeune marque de cosmétiques belges qui vous propose une alternative écologique et économique aux cosmétiques conventionnels. Pas de packaging, pas de marketing, juste les matières premières naturelles de qualité biologique et des recettes simples. J'ai moi-même pu tester certains de ses produits et je dois dire que je suis convaincue! Nami propose notamment une gamme de déodorants secs qui sont extra, ils sont efficaces, sentent bon (mais pas trop fort), n'irritent pas et ne laissent pas de marques sur les vêtements, que demander de plus? Et j'ai également le beurre pour le corps karité-églantier qui pour le coup est un vrai beurre, hydratation maximale, beaucoup plus efficace que tout ce que j'ai pu tester auparavant. Bref je suis assez convaincue, tant par le produit que par la capacité de Line de porter sa marque plus loin. 
Les produits seront en vente à partir du 1er octobre (c'est vendredi les gens!) et en attendant, il y a un concours sur la page facebook... Que je vous conseille d'aimer sur ce lien-ci! 
Et si vous voulez déjà faire un tour sur sa boutique en ligne... C'est ici.
Nami Cosmétiques propose aussi des ateliers pour apprendre à faire soi-même ses propres produits cosmétiques!
Bonne découverte!

Wednesday, September 21, 2016

My bugs and I

Il y a une autre chose dont je voulais vous parler quand j'ai fait mon post sur "Le Charme discret de l'Intestin" de Julia Enders: c'est le blog de mon amie Esmé!
Esmé et moi nous sommes rencontrées à Londres quand elle faisait son doctorat en biochimie et moi mon master en études européennes. Contrairement à moi, sa passion pour ses sujets de recherche n'a fait que s'approfondir avec les années, et après avoir travaillé sur le prion de la vache folle et la recherche contre le cancer, elle a concentré ses recherches sur notre microbiote. Auteur de Science is so Sexy (où vous pouvez lui poser toutes vos questions liées à la science), elle travaille maintenant dans la communication scientifique et a lancé un nouveau blog, "My bugs and I". 
Ses articles, tous aussi fascinants les uns que les autres, abordent des sujets variés comme l'absorption des calories (et pourquoi certaines personnes les absorbent mieux que d'autres), le lait maternel, le cancer, les allergies, l'eczéma, etc etc. Le contenu de son blog est basé sur des articles scientifiques qu'elle vulgarise pour nous. Personnellement je suis toujours contente de voir une nouvelle publication, qui me fait découvrir des choses que j'ignorais complètement! C'est fou tout ce petit monde dont on ignore l'existence et qui détermine tellement de choses...
N'hésitez pas à faire un tour sur son blog ou à liker sa page facebook!




Monday, September 19, 2016

Une petite update

Quoi de neuf? Et bien, point de vue travail, le planning n'est pas encore très chargé, vu que je commence tout juste et que ma fonction n'est pas encore vraiment définie, mais c'est néanmoins épuisant... Il parait que c'est comme ça pour tout nouveau boulot, mais je n'ai pas vraiment le souvenir que cela avait été le cas dans mes changements professionnels précédents. Enfin, il faut dire que le précédent changement date de 2009, à l'époque j'avais 26 ans (ah! quelle jeunesse!), et je n'avais pas une fin de thèse dans le dos. Puis aussi, il faut dire que la thèse n'impliquait pas de mettre un réveil le matin... Ca change tout!
L'autre impact inattendu est que quand je sors du bureau, j'ai comme une pulsion, il faut que je marche. J'ai passé la journée derrière un bureau, et alors qu'avant je promenais Knacki pendant 45 minutes en début d'après-midi, ici la demi-heure de pause repas ne laisse pas le temps de faire grand chose... Quand je rentre, je choppe Knacki qui n'en peut plus de s'être vautrée sur le canapé pendant près de dix heures et je passe tout le temps qui était avant dédié à la couture à marcher. Et je n'aurais jamais cru dire ça, mais je n'ai plus envie de coudre... Enfin ça reviendra je pense, j'ai quelques projets de développement pour le Fil de Bibil, mais si dans ma tête ça tourne, c'est au moment de se mettre à l'oeuvre que ça bloque!
Et sinon, in other news:
1. Admirez le chef-d'oeuvre de mon père, chez qui le combat poules versus fouine était jusqu'à présent très biaisé en faveur de la fouine. Mais ça va changer! Remarquez, même Salami n'y arrive pas! (Enfin je suspecte quand même le quotient intellectuel de la fouine d'être légèrement supérieur à celui de Salami, mais ne disons rien). 
 2. Ooooh qu'elle est belle cette chemise en Liberty! J'avais un peu peur, en voyant le patron, de faire quelque chose de vieux jeu au possible, mais en Liberty tout est beau.
 3. Brunch! J'ai des amis qui mettent les petits plats dans les grands et qui font des trucs fabuleux pour nous recevoir à manger autour d'un "brunch improvisé"... Oeufs benedict, compote de prunes, jus de fruits frais, quiche, plateau de fromage et de chutney, tartes... Super bon! 
 4. Et enfin, dimanche sans voiture oblige, nous avons fait un petit détour par le parc royal pour le village de la bière! Ici devant le stand de Bertinchamps avec une triple, qui ma foi n'est pas mauvaise du tout!
(Et une chemise que j'ai cousue, aussi).
Allez, bonne semaine à tous! 

Monday, September 12, 2016

Le charme discret de l'intestin

J'aime le scatologique.
Je n'y peux rien, c'est comme ça, je suis née avec.
Mais je pense que vous aimerez aussi le scatologique quand vous aurez lu ce livre, qui traite avec beaucoup de finesse et d'humour d'un sujet un peu, disont, qui sent le prout.
Croyez-le ou non, ce livre est une vulgarisation de thèse... Julia Enders a en effet fait un doctorat sur l'intestin, cet organe mal aimé. Elle part du principe que le corps est traversé du système lymphatique, avec le cerveau comme chef d'oeuvre; du système vasculaire, avec le coeur comme chef d'oeuvre; et du système digestif, dont le chef d'oeuvre, l'intestin, est un deuxième cerveau, mais dont personne ne parle. Pourtant son action est essentielle à notre fonctionnement, pas seulement digestif, mais aussi pour notre équilibre psychique et immunitaire. Elle aborde longuement son sujet de prédilection, la flore intestinale, soit notre extraordinaire symbiose avec un monde de bactéries amies. Mais elle traite aussi un tas d'autres sujets: les allergies et les intolérances, le lait maternel, les probiotiques, prébiotiques, le diabète, le rôle des bactéries dans la protection de notre système immunitaire, etc. Cela va du général, avec l'explication globale du fonctionnement de notre système digestif (dont en fait on ignore tout!), au particulier, avec la description par exemple de certaines bactéries comme le toxoplasme ou la salmonelle.
Tiens, d'ailleurs, saviez-vous comment font les vaches pour tirer des protéines de leur alimentation alors qu'elles ne mangent (en théorie) que de l'herbe? Pourquoi on peut se sentir dépressif en cas de gastro ou après avoir pris des antibiotiques? Pourquoi certaines personnes peuvent vivre en symbiose toute leur vie avec une bactérie hélicobacter, et pourquoi certaines vont faire des ulcères? Pourquoi les rats infestés par le toxoplasme vont avoir une attitude suicidaire?
Une mine d'information qui se concentre dans ce petit livre, qui se lit comme un roman, pendant les vacances ou lors d'un long trajet en train. Vous allez rire à l'évocation de l'envie de faire un prout dans le salon de la tante Thérèse; vous allez vous mettre à rajouter des choux et des oignons dans votre alimentation; et pour une raison que je ne peux vous expliquer trop explicitement, vous vous trouverez à ajouter un petit tabouret à côté de votre WC pour les grosses commissions...  
Mais si je peux vous conseiller une chose: ne lisez pas la partie sur les vers.
Ne la lisez pas, je vous dis.

Friday, September 09, 2016

Caro

Salut à tous!
Pour ceux qui nourrissaient des craintes quant à la postérité du blog, ne craignez pas! Car si quand je rentre chez moi je n'ai en effet plus aucune envie de me mettre devant un ordinateur, il me reste environ 1 heure de métro par jour à combler... Et je n'aurais pas cru dire ça, mais il y a un moment où Candy Crush et facebook ne suffisent pas. 
Alors aujourd'hui je vais partager avec vous ce lien:
Mon amie Caroline est en effet la star de Matière Grise cette semaine! A partir de la minute 13:54 vous pourrez suivre son combat avec son locked-in syndrome. Le sujet est à la base effroyable mais le reportage est très beau et est un réel élan d'espoir et d'inspiration.
A 25 ans, Caro avait la vie devant elle. Nous étions dans cette phase où tout peut encore se jouer, les premiers boulots, les premiers mariages, les sorties en semaine, pas encore d'enfants. Caro était ma colocataire à l'époque et nous avions une vie très amusante, rythmée de sorties et de fêtes, dans une maison pleine de vie et jamais propre. Puis un jour elle s'est effondrée sur son lieu de travail, et tout s'est arrêté pour elle. Elle a fait un accident vasculaire cérébral fulgurant. Le caillot de sang a asphyxié la connection entre son cerveau et son tronc cérébral. En un battement de paupière, elle est devenue prisonnière de son propre corps.
Pourtant, malgré l'horreur de cette réalité, Caro est parvenue à faire de son accident une force. Dans cette vidéo, vous verrez son extraordinaire volonté de reprendre le contrôle de son corps. Moi qui ai assisté à ses débuts, je peux vous dire que beaucoup de chemin a été fait: pouvoir regarder droit, pouvoir être assise sur une chaise roulante, pouvoir manger, et surtout, pouvoir communiquer. Les premiers mois il fallait de longues minutes pour pouvoir dire un mot, sur base de clignements d'yeux, et généralement ce mot avait trait à son confort immédiat. A présent elle a un parolier qu'elle peut guider avec sa main gauche, et avec lequel elle peut partager photos, vidéos, instants de vie. 
Ce que vous ne voyez pas dans le reportage, c'est aussi son combat pour récupérer une vie sociale et professionelle. Elle s'est beaucoup impliquée dans l'amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées, notamment via son site www.handilien.eu. Elle participe à des conférences, rencontre des personnes impliquées dans le milieu. Elle fait de la pyrogravure, et vous le verrez dans cette vidéo, elle peint. Elle a la chance d'être entourée de parents extraordinaires et d'une équipe de professionnels qui la soutiennent dans ses efforts au quotidien. Car c'est clair que ce n'est pas facile, six ans plus tard, alors que la vie de tous ses amis a continué, et qu'il lui faut faire des efforts démesurés pour que la sienne ne reste pas figée dans le temps. Ce qui frappe surtout, c'est la force de caractère dont Caro fait preuve pour affronter son handicap, et pour récupérer ce qui lui a été pris.
Bref, je vous conseille fortement de regarder ce documentaire, il dure environ 20 minutes! Bonne soirée à tous!

Friday, August 19, 2016

Quoi de neuf docteur?

Et bien, j'ai deux raisons de sabrer le champagne...
La première, vous vous en doutez, est que Knacki va s'en sortir. Elle a repris du poil de la bête, elle a du chien, enfin vous savez. Sa plaie cicatrise bien, elle arrête les antibiotiques dimanche, on enlève les fils lundi, et mardi elle pourra enlever sa collerette. Je pense qu'elle attend en particulier ce dernier jour, parce que dites donc, la vie n'est pas la même quand on porte un cône de la honte...
Sur le plan psychologique par contre il y a quand même des effets à plus long terme. Elle est devenue hyper intense envers la nourriture. Il n'y en a jamais assez, et ce n'est jamais mangé assez vite, au point qu'elle s'en rend malade (et je vous épargne le détail de quand elle remange son vomi avec le même appétit que si c'était un menu cinq étoiles). Et puis elle commence à être un peu nerveuse de rester chez moi à zoner sur le canapé sans lapin à chasser... Sur le long terme je ne vais pas pouvoir éternellement éviter la chose, et donc quelle est la solution? Puce GPS? Est-ce efficace? Comment discerner les arnaques? Enfin il y a encore des choses à régler.
Mais allons donc! Me direz-vous, n'avais-je pas mentionné une seconde bonne nouvelle? Et bien oui, car figurez-vous que j'ai trouvé un travail! Ah bon Bibil, mais tu ne dis rien, mais vas-y, balance? Et bien, comme il n'est jamais très bon d'être trop explicite à ce sujet sur internet (ne me virez pas! je n'ai même pas encore commencé!), disons juste que c'est un poste chez un gros employeur dans un domaine qui n'a absolument rien à voir avec ma thèse. Je suis très enthousiaste, car je vais beaucoup apprendre, et apprendre des choses qui servent à faire avancer l'économie et la société (non pas que ma thèse n'était pas..., enfin, bon un peu quand même). J'avais postulé à ce poste en me disant que je visais peut-être un peu trop haut, un peu trop loin de mes compétences, mais qui ne tente rien n'a rien, et je vous avoue que je suis surprise, mais en même temps très heureuse d'avoir été sélectionnée! Je commence le 1er septembre. Une vraie rentrée, donc... Et un vrai soulagement!
Je ne vais pas mentir, trouver un travail après sa thèse est particulièrement dur, surtout après une thèse en sciences sociales, qui ne crie pas vraiment "expérience professionnelle" sur le CV. J'ai beaucoup de chance d'avoir eu un gap post-défense de seulement 4 mois, car on dit toujours que cela prend au moins un an, voire plus... La perspective de la recherche d'emploi me faisait très peur. Je vois à quel point mes collègues se démènent, avec des contrats d'un ou deux ans qui s'overlappent puis ne se suivent plus, des postes à un dixième temps, compléments de chômage à mi-temps, et qui ne s'en sortent pas financièrement alors qu'elles triment et qu'elles triment et qu'elles doivent postuler comme des dingues en même temps... C'est épuisant, dévalorisant, et les conséquences psychologiques sont souvent pires que celles d'une fin de thèse! Y a-t-il une vie après la thèse? est une vraie question parfois. Pour celles qui se décident à quitter l'académique, ce qui implique parfois une reconversion complète, avec ou sans nouvelles études à la clé, c'est un retour au niveau "sortie de master", ce qui impliquer d'entrer en compétition avec des jeunes qui ont dix ans de moins... Je vous jure que j'avais vraiment peur d'en arriver là, j'avais même déjà planifié ma reconversion: j'avais sélectionné les études qui me permettraient de quitter ma spécialisation, et il y avait eu ces six mois de cours de néerlandais intensifs alors que j'étais toujours en train de finir ma thèse, tout ça pour prendre un peu d'avance... 
Heureusement, j'ai eu de la chance, et je m'en tire avec 4 mois de limbes post-thèse. Mais ce n'était pas facile: décrocher un entretien était déjà un défi en soi, et quand j'y parvenais, ce n'était jamais juste pour venir montrer ma tête pour voir si j'étais sympathique. Il y avait des tests éliminatoires pour tout: tests techniques, tests prométriques, tests de langue, tests de connaissances générales... Pour le job que je vais commencer, j'ai eu cinq tests en tout (trois à la première étape, un à la seconde, un à la dernière), culminant avec un entretien d'embauche qui a duré deux heures. Je n'en reviens toujours pas d'à quel point les choses se dénouent en une fois, et du stress qui est tombé d'un seul coup. Et surtout, d'avoir été acceptée à un poste qui me faisait vraiment envie, que ce soit un vrai choix et pas du "par défaut"... 
Enfin, l'année deux mille thèse aura finalement vu son lot de péripéties, et je vous tiendrai informés pour la suite! Ne m'en voulez pas si je ne parle pas trop de mon nouveau travail, contrairement à la thèse où je n'étais pas tenue à une discrétion professionnelle, et où de toutes façons on ne pouvait pas me virer puisque je n'avais plus de contrat. La thèse c'était particulier, et j'avais besoin de ce blog pour décompresser et me plaindre... Mais rassurez-vous, si le sujet "thèse" va sans doute se clôturer définitivement, il restera néanmoins les sujets récurrents "chiens" et "couture"! A bientôt!

Wednesday, August 10, 2016

Knackivresse

Tout d'abord, rassurons-nous: KNACKI A ÉTÉ RETROUVÉE!

Bien, et maintenant que cela est établi, commençons ce long récit par le commencement. 
(J'ai dit que ce serait long)
(Perso je me suis fait une théière)
(C'est à vous de voir).

Vendredi 5 août, le week-end s'annonçait prometteur, et pour cause: en fin d'après-midi, je prenais l'Eurostar avec Isa et Isa pour aller voir Isa (heu non, Dgé) à Londres. Knacki était tout naturellement restée chez mes parents. Tout se passait bien, jusqu'à ce que vers 22h (23h heure belge), je reçoive un SMS de Maman me disant que Salami était rentré tout seul, sans Knacki. Connaissant Knacki, cela ne voulait dire qu'une chose: c'était mauvais signe. 
Alors, pour l'historique, il n'est arrivé qu'une seule fois que Knacki ne rentre pas le soir. Malgré son tempérament fugueur et son instinct de chasse surprononcé, elle aime trop le confort de son panier et a toujours su retrouver son chemin. Sauf ce soir-là, il y a un an, où elle était partie avec Chica, et où Chica était revenue toute seule en pleurant (sur ce point-là elle était plus intelligente que Salami qui s'est bêtement contenté de rentrer, mais soit). Nous avions fait un tour du jardin, qui est parsemé de terriers de lapin comme du gruyère, et étions sur le point d'abandonner, lorsque sur la terrasse j'ai entendu comme un semi-chouinement. Knacki était coincée dans un terrier, à côté de la porte d'entrée, juste sous nos yeux, et elle n'appelait pas au secours. Elle restait complètement silencieuse! Quelle chance de l'avoir retrouvée! 
Pourtant ce n'est pas que Knacki n'ait jamais fugué, un teckel ça se faufile sous toutes les barrières, et de temps en temps il est arrivé qu'un brave voisin nous la ramène. Knacki est ultra sociable. Dès qu'elle est perdue, elle va trouver un inconnu. Dès le début donc, son absence était inquiétante. Mes parents ont fait des tours et des tours jusque tard le soir et il était clair que Knacki n'était dans aucun des terriers du jardin. Ils ont dû abandonner. La nuit a été très mauvaise pour tout le monde.
Le lendemain, je suis rentrée dare dare par le premier Eurostar disponible (et entre parenthèse, les billets "échangeables" c'est une grosse arnaque, le "supplément de frais éventuel" correspond au prix d'un nouveau billet, mais soit). Ma famille s'était déjà largement mobilisée pour chercher Knacki dans le jardin et chez nos voisins immédiats. Il fallait viser plus large. Dans le train, j'ai bidouillé en vitesse un avis de disparition, inspiré du post facebook que j'avais rédigé la veille, et avec Kev et Eliane on a organisé une campagne de mobilisation du quartier. C'était difficile, car la plupart des gens étaient en vacances, ou bien voyant un jeune une affiche à la main sonner chez eux ne voulaient nous ouvrir. Kev m'a avoué comprendre le vécu d'un témoin de Jehovah... Mais les voisins qui ont pu être contactés ont été très gentils, j'ai appris plus tard qu'ils avaient recherché Knacki et qu'ils venaient régulièrement aux nouvelles chez mes parents. Mais Knacki n'était pas chez eux.
De son côté, la campagne facebook prenait son essor, les partages se comptaient par centaine désormais. Vers 18h30, un homme m'a contactée: il avait lu l'avis de disparition sur facebook, et il en est certain: il avait vu Knacki à Overijse! Mais elle était paniquée et ne se laissait pas attraper. Il était sûr que c'était le même chien. Cependant, outre la distance parcourue, j'étais assez désemparée face au comportement de Knacki: d'habitude si sociable, pourquoi s'était-elle mise à craindre les gens? Mais pleine d'espoir, j'ai abandonné les fouilles dans le quartier pour aller à Overijse. La soirée a passé, je distribuais des affiches dans des boites aux lettres, j'en placardais d'autres, je parlais aux gens, mais personne ne l'avait vue. J'aurais été rassurée de trouver un second témoin! "Il reste demain", me suis-je dit en rentrant à la nuit tombée, pensant à Knacki passant sa seconde nuit dehors. J'avais de la chance. Quand Chica avait disparu, les appels n'avaient commencé que vers le troisième jour; ici, j'en avais un directement. De plus, la météo était clémente. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'un second appel n'arrive.
Mais le lendemain, pas d'appel. Je suis retournée à Overijse mettre des affiches, puis vu le manque de succès de ma démarche, j'ai commencé à douter. Je suis rentrée placarder tout Wezembeek avec ma mère, au delà du quartier immédiat, au cas où. Je voulais surtout une confirmation que mon chien était bien en vie. Le doute s'insinuant, le soir, j'ai fait le tour du jardin, puis des jardins des voisins, en appelant Knacki, en écoutant chaque terrier; démarche qui avait déjà été faite par ma famille, mais le souvenir de son silence lors de son dernier emprisonnement sous terre me glaçait le sang. Ma tante Marino, qui nous a rejoint pour les recherches, nous a informés qu'il y avait un bois pas très loin de chez nous, chose que nous ne savions pas, mais que Knacki savait très bien au vu du nombre de riverains qui l'y voyaient régulièrement. J'avais presque l'impression de fouiller dans la vie de Knacki: des voisins inattendus me disaient avoir très fréquemment Knacki chez eux; j'ai découvert le barbelé où elle s'était faite sa vilaine entaille, le terrier qui avait cette terre si jaune dont elle rentrait parfois couverte. Mais il n'y avait de trace de Knacki nulle part. Je m'en suis voulue: cela faisait plus de deux jours. J'ai trop vite assumé que sa recherche se déroulerait comme celle de Chica, comme une course poursuite où il fallait anticiper les appels suivants. Je m'en voulais de ne pas avoir suivi ma première intuition, celle du terrier. Si Knacki était coincée, déshydratée, blessée, elle avait sans doute déjà perdu connaissance. 
Le dimanche soir, troisième soir, toujours pas d'appel. Mais les commissariats et les refuges étaient fermés le week-end; si quelqu'un avait vu ou même recueilli Knacki, il les contacterait peut-être lundi. Sauf que lundi a passé et mon téléphone ne sonnait pas. J'ai contacté tous les commissariats de police, de Woluwé à Chaumont-Gistoux; tous les refuges et cliniques vétérinaires de Bruxelles et des deux Brabants; Alex, Virginie et Maman m'ont aidée à contacter les vétérinaires sur Wezembeek, Kraainem, Tervuren, Overijse, Huldenberg, Hoeilaart et la Hulpe. La mobilisation facebook battait son plein: plus de 500 partages. Claire avait posté mon annonce sur tous les sites de disparition de chiens, en français comme en néerlandais. Mon messenger affluait de messages de sympathie, mais aucune indication sur l'endroit où on aurait vu mon chien. Je suis même allée à la police de Wezembeek pour connaitre les démarches à faire en cas de suspicion de vol, car c'était cela mon espoir maintenant, pour expliquer le silence de mon téléphone. (Pour votre information, il faut appeler la société qui a émis le chip de votre chien et le signaler comme volé ou perdu). Mais moi-même je n'y croyais pas trop. Un officier de police m'a dit fermement, "tant qu'on ne l'a pas retrouvé mort, vous devez vous dire que votre chien est vivant". J'ai essayé de tenir à cette phrase. 
Puis je suis retournée imprimer 250 affiches, et avec Steph on a placardé toute la soirée et une partie de la nuit: Overijse, Hoeilaart, Maleizen, Genval, la Mazerine, la Hulpe. C'était une belle fin de journée: un coucher de soleil rose et orange comme il y en a peu. Ce soir-là, j'ai eu la certitude que Knacki ne vivrait pas pour voir le lendemain. J'ai espéré que cette paisible image l'emmène sans souffrance, et que la psychologie canine différait suffisamment de la nôtre pour ne pas qu'elle réalise l'ampleur de sa solitude. Elle me manquait terriblement. J'étais désemparée. Le lendemain, je pouvais encore placarder du côté de Tombeek et Huldenberg, mais après? Refaire une affiche uniquement néerlandophone plutôt que bilingue pour être certaine que les commerçants d'Overijse l'acceptent? (Vous seriez étonnés de voir à quel point les querelles linguistiques tiennent dans les petites choses). Et après, si je n'avais toujours pas été appelée? Tant qu'il y a encore quelque chose à faire, tant qu'on peut être actif on tient le coup. Mais le mardi matin, au bout d'une quatrième nuit sans elle, j'avais presque épuisé tous mes recours, et mon téléphone ne sonnait toujours pas. J'ai pris une résolution: le soir je devrais commencer à faire mon deuil. 
Alors j'ai refait un tour du fameux bois en vain. Puis Lio a proposé de venir fouiller des terriers avec une caméra thermique. Pourquoi pas, au point où on en était. En fait, cela faisait surtout passer le temps, pour donner l'impression de ne pas abandonner, pour prolonger le plus possible cet instant où l'espoir était encore permis. Pour la première fois depuis quatre jours, j'ai oublié mon téléphone à l'intérieur - je n'attendais plus d'appel. Nous étions en train de chercher le dernier terrier - tous vides - quand j'ai entendu ma mère crier. 
"On t'a rapporté ton chien!"
Et là, dans le jardin, un jardinier tenait Knacki dans ses bras. Il avait appelé sur mon téléphone, on avait décroché et on lui avait donné l'adresse, mais c'était maintenant moi qu'il fallait trouver dans ce fameux dédale de terriers. Quelle joie! Knacki était là, vivante! Elle était consciente mais très peu réactive, et surtout elle avait une horrible blessure qui lui traversait l'abdomen et qui saignait abondamment. Le jardinier a expliqué qu'il allait travailler dans le jardin d'une maison du quartier à Tervuren, comme tous les mardis. C'était une maison qui se trouvait dans la zone couverte par Eliane le premier jour des fouilles et dont le propriétaire était en vacances; et comme attendu Knacki n'avait pas appelé à l'aide en entendant crier son nom. Le jardinier a trouvé Knacki coincée dans un grillage; la pauvre s'était si bien emmêlée dedans qu'elle ne pouvait plus faire un mouvement sans se blesser davantage. Elle avait passé ces quatre jours coincée, blessée, sans eau ni nourriture, à attendre. Si le jardinier n'était pas passé ce jour-là, on n'aurait eu que l'image de sa lente agonie pour nous hanter. 
Le plus ironique dans tout cela, c'est que ni la campagne facebook massive, ni les affiches, ni les appels n'ont aidé à la retrouver. Nous devons tout au hasard, à la chance, à la bonne étoile. Quand nous avons vu Knacki dans les bras du jardinier, toutes les émotions se sont chamboulées. Pour moi, c'était l'incrédulité. Je ne pouvais pas croire qu'en un instant, le voile avait été levé, et nos inquiétude avec lui. Maman a d'abord pris Knacki dans ses bras, lui cherchant un essuie propre pour presser la plaie, pendant que je contactais les urgences vétérinaires. Pour info, elle pleurait plus qu'à n'importe quelle défense de thèse. Puis nous avons filé. Sévèrement déshydratée et avec une vilaine blessure, Knacki a immédiatement été prise en charge. Cela fait maintenant deux jours qu'elle est à la clinique vétérinaire. Elle a 17 points de suture et une plaie horrible. Mais elle est très en forme, réagit positivement, et ses fonctions rénales n'ont pas été affectées par la déshydratation. Quand je suis là, elle mange, boit, se promène, fait ses besoins, et essaie de butter les chats dans la salle d'attente. Quand je pars, qu'est-ce qu'elle pleure... Elle hurle... Elle veut rentrer à la maison! Mais bientôt tout cela est fini, je la récupère demain logiquement.
En attendant je souhaite remercier tout le monde pour l'énorme mobilisation dont vous avez fait preuve: les personnes mentionnées sur ce post, les 550 qui ont partagé le post facebook, et tous les inconnus qui ont ouvert l'oeil. Même si au final personne n'aurait pu la trouver, cet élan m'a permis de tenir le coup, de me sentir soutenue, de rester forte et de garder espoir. C'est touchant de voir le nombre de personnes que la disparition de Knacki avait touché, ainsi que leur soulagement de la voir revenir. Je reçois un tas de messages. Quand les gens me voient enlever les affiches, ils me posent des tas de questions et sont visiblement soulagés. C'est comme la fin d'un mauvais rêve. Le post-op s'annonce folklorique, connaissant la nature peu tranquille de Knacki, son aversion du cône et ma tendance à tourner de l'oeil à la vue du sang. Mais en même temps je me rappellerai longtemps de l'inquiétude face à l'alternative... 
Pour les plus curieux, voici quelques photos:
Inspection des terriers
Une bonne frite boulette à Maleizen pour nous récompenser des 100 premières affiches collées

Evidemment, la photo du retour!!!

Et le soir même, après une première intervention
La poubelle papier après avoir récupéré toutes les affiches

Knacki veut rentrer!

Il me reste à conclure par un message caritatif à l'intention des propriétaires de chiens: savez-vous que votre protégé canin est peut-être un donneur de sang potentiel? S'il pèse plus de 25 kg, qu'il a moins de 7 ans et qu'il a ses vaccins, il peut peut-être sauver une vie... Pensez-y et parlez-en à votre vétérinaire ou à une clinique vétérinaire! Cela peut être combiné avec une simple opération de détartrage par exemple, et sauver des petits chiens fugueurs qui se prennent dans des grillages... 
A une prochaine fois pour un Knackupdate plus calme!

Sunday, August 07, 2016

Knacki a disparu!

Chers lecteurs,
Je vous ai tannés pendant des semaines avec les opérations de Knacki, qui pour la première fois depuis son accouchement allait enfin mieux... Mais c'est pour revenir avec des nouvelles encore plus alarmantes!


Ce vendredi soir (5 août), Knacki a disparu de chez mes parents à Wezembeek. Salami et elle sont partis dans le jardin vers 19h, et vers 20h seul Salami est revenu. Nous connaissons tous la tendance plus que prononcée de Knacki pour les terriers inaccessibles - on lui a pourtant dit qu'il n'y avait pas de pokémons là-dedans mais bon... Mes parents ont cherché toute la nuit en vain, mais ont rapporté une note positive: Salami n'était pas plein de terre, ce qui voulait dire que quand ils se sont séparés ils n'avaient pas été s'enfouir dans le sol. Il n'empêche, pour nous tous l'hypothèse du terrier planait sur sa disparition.
Samedi matin je suis rentrée dare dare de Londres pour rejoindre les recherches. Mais nous avons maintenant une hypothèse alternative à celle du terrier. On était en train de distribuer des affiches tels des témoins de Jéhovah à tout Wezembeek, Kraainem et Tervuren (leur disant de fouiller leur jardin, en gros) lorsqu'on m'a appelée. C'était quelqu'un qui avait vu l'annonce facebook et qui disait avoir vu Knacki à Overijse. Il était sûr que c'était elle, mais elle ne se laissait pas approcher, elle courait partout en mode panique. Je suis allée sur place, j'ai collé et distribué des affiches partout, mais personne n'a pu me confirmer l'avoir vue. 
Je ne sais pas trop que penser de la fiabilité de l'information, c'est sans doute ma rigueur scientifique qui me dit de cross-checker mes sources avant de divulguer une information. La distance parcourue est grande et Knacki a un caractère sociable, elle n'a pas peur des gens... Mais cela colle par contre avec le parcours et la distance de Chica pendant sa fugue, et les chiens comme Knacki sont rares et facilement reconnaissables. 
Aujourd'hui, nous nous réveillons après une seconde nuit sans Knacki. Si l'hypothèse de la fugue se confirme, alors l'espoir est permis: Chica avait tenu six jours sans manger et en plein gel. Ici, la météo est clémente et Knacki sait chasser. 
Si vous voulez aider dans les recherches, n'hésitez pas à partager ce lien facebook: https://www.facebook.com/Bibil/posts/10100615943147161
Sinon, contactez-moi pour une affiche en pdf. Elle peut être n'importe où dans le Brabant Flamand ou Wallon ou même plus loin!