Monday, February 13, 2017

Tournée minérale!

Hé oui, moi aussi j'ai été gagnée par la contagion de la Tournée Minérale... Je ne voulais pas passer à côté du move, du hype, du trendy et du chic. Je me suis laissée embarquer dans l'aventure...
Alors, qu'on se le dise tout de suite, un dîner avec des amis au jus de fruit et à l'eau plate, alors que saute le champagne et décante le vieux bourgogne, ça change. Cela me fait réaliser le sacrifice qu'effectuent les femmes qui procréent, entre s'arrêter de boire, les remontées acides, l'accouchement sans péridurale, les crevasses, les vergetures, les jambes-saucisson et autres joyeusetés. Mais soit. Pendant un mois, donc, je ne bois plus d'alcool.
Un court mois.
Même pas bissextile.
Et bien mine de rien ce n'est pas si simple que ça...
A la base, je me suis toujours considérée comme une petite consommatrice en la matière: un ou deux verre par soirée, seulement chez des amis quand on m'en propose. Au restaurant, je suis souvent à l'eau. Si c'est en semaine, c'est généralement non. Les bières qui traînent dans mon frigo en cas de visite impromptue dépassent joyeusement leur date de péremption sans que cela ne se remarque. Tournée minérale, donc, je partais gagnante. Easy game, finger in the nose.
Ben en fait, pas trop. Quand on y pense, on n'est que le 13 février, et j'ai déjà refusé six occasions de boire. Ca fait un jour sur deux, en considérant que les activités couture et crochet n'impliquent pas de boisson alcoolisée. C'est vrai, je ne suis tentée que lorsque je ne suis pas chez moi. Mais le truc, c'est que je ne suis jamais chez moi. Il y a des jours où je fais tourner des lave-vaisselles remplis de 10 bols de petit déjeuner et 10 verres d'eau, et où je m'auto-juge. J'ai trop d'amis, que voulez-vous, c'est cela mon drame. Pfu.
Ce que je réalise aussi, c'est que heureusement, dans ce cas-ci il y a un mouvement de groupe socialement accepté qui s'appelle la Tournée Minérale qui rend acceptable le refus de boisson alcoolisée. En fait, on réalise qu'il faut souvent une justification pour refuser de l'alcool. "Tu ne bois pas Sybille?" "Non mais on peut te servir autre chose si tu veux, on a du vin et des bières et du porto et du champagne". J'avoue parfois sortir la carte de l'estomac sensible pour les occasions où je n'ai pas envie de boire. Ou le fameux "je vais commencer à l'eau" qui déroute toujours un peu.
Mais soit, Sybille, tu as tenu 15 jours, bravo, proficiat. Dis-nous, à nous qui n'avons jamais tenu aussi longtemps, quels sont les effets?
Ben...
Heu...
Bon allez, on peut quand même voir quelques effets immédiats. On m'avait promis que je digérerais mieux, et en effet, mon estomac est déjà beaucoup moins en crise (mais il y a un contexte dans mon cas). Et je fatigue beaucoup moins, aussi: je ne suis plus parmi les premières à partir, et je me sens en forme le lendemain. Sinon, la jolie peau, la perte de poids, l'amélioration du sommeil, tout ça, j'attends encore de voir. Mais bon, il faudrait sans doute faire plus qu'un mois pour vérifier.
Challenge, Bibil?
Heu, à voir.

Tuesday, January 31, 2017

Charline

C'est avec grande fierté que je vous annonce être tantine pour la seconde fois! 
Je vous présente Charline. C'est un gros bébé en pleine santé qui ressemble pour l'instant beaucoup à sa soeur, mais nous savons tous très bien que chaque soeur est unique, hein (dit la fille qui a deux soeurs). 

Comme tous les nouveaux-nés, elle ne dort pas forcément aux heures où on voudrait qu'elle dorme, et on ne comprend pas toujours ce qu'elle veut, mais la famille gère beaucoup mieux le reflux et le "non mais là tu vois bien que ce n'est pas un pleur de faim" (enfin c'est mon avis). Il y a eu quelques frayeurs pendant la grossesse par rapport au CMV mais finalement tout va bien, au soulagement de tous...
Sinon, si vous vous le demandez, oui, elle m'a déjà vomi dessus. Un pull que j'aimais bien. Oui, Salami a déjà sauté dans son maxicosy, et cela résultera sans doute en des heures de psychanalyse quand elle sera adulte. Mais à part ça, on s'entend plutôt bien. 
Et matez-moi ces deux jolies robes en Liberty confectionnées par une couturière de renom et de talent...

Tuesday, January 24, 2017

Petites pieuvres!

Aaahlala je me sens coupable d'ainsi délaisser ce blog, je vous jure. C'est dur de retrouver cette pulsion d'écrire quand les seuls moments où on peut le faire sont soit quand on est en train de respirer à pleins poumons l'aisselle de son voisin dans le métro, soit pendant un trop rare moment de temps libre partagé avec une machine à coudre, le Fil de Bibil et la fatigue de la semaine. 
Mais cela fait dix jours que je me dis que je vais faire une update, et là je prends mon courage à deux mains, et je vous fais cette update - oui! rien que pour vous, lecteurs que j'aime! - pour vous parler de ceci:
Des pieuvres, du crochet, on est en plein dans le thème du blog il me semble.
Le but de cette initiative est de crocheter des petites pieuvres en coton pour les mettre dans les couveuses des bébés prématurés, qui se raccrochent à ce doudou plutôt qu'aux sondes, et en sont plus rassurés. C'est mon amie A.-L. (que je remercie au passage) qui m'a fait rejoindre le mouvement. A ma grande surprise, j'ai découvert une vraie communauté qui se soude autour de cet objectif commun. Depuis l'ambassadrice qui nous a ouvert les portes de son appartement pour nous apprendre le crochet, à l'immense communauté facebook qui partage ses trucs et astuces pour réaliser les pieuvres les plus originales possibles, ce sont des milliers de bénévoles qui ne comptent pas leurs heures pour offrir le plus de réconfort possible aux prématurés et à leurs familles... 
C'est aussi un défi, car il faut que les pieuvres soient conformes. Il ne faut pas badiner avec la sécurité des enfants de cet âge-là et la pieuvre doit répondre à des critères stricts: fil de coton mais pas l'importe lequel (allergies, coupures), rembourrage de polyester enfermé dans un bas en nylon (pour ne pas qu'il passe à travers les mailles), tentacules de minimum 10 cm non étendues (pour que le bébé puisse les attraper facilement), mais maximum 20 cm étendues (pour ne pas qu'elles puissent s'enrouler autour des cous), mailles bien serrées (car le bébé peut mettre ses doigts dans les trous). Bref, c'est un challenge technique, mais finalement pas impossible à réaliser dès qu'on a capté le concept de la maille chaînette et la maille serrée, qui paraît-il sont le B-A BA du crochet. Enfin moi j'étais une débutante de folie et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre le truc, mais heureusement il y en a qui ont été très patientes avec moi! Quand je vous dis que les bénévoles ne comptent pas leurs heures... Pensez à cette brave ambassadrice qui a appris à une gauchère à crocheter de la main droite! 
Et le résultat? Me direz-vous. Et bien, préparez-vous à du grandiose:

Pouin, pouin, pouiiiin...
Oui, bon, c'est un début, et en plus il parait que j'ai crocheté le dôme sur l'envers, bref je galère un peu avec la première pieuvre, et je suis dessus depuis un mois. Mais que cela ne vous décourage pas! J'en ai commencé une seconde et ça va déjà mieux!
Et une fois la pieuvre terminée, me direz-vous? On la dépose (ou l'envoie) chez une ambassadrice, qui les lavera à haute température et les mettra dans un sachet hermétique. On peut laisser un mot à l'attention des familles si on veut... 
Bref, la bonne résolution de certaines filles du groupe était de faire minimum 1 pieuvre par mois. Quand on voit la dextérité de certaines, pour qui une pieuvre prend trois heures, on les croit! Bon on n'y est pas encore dans mon cas, mais je progresse, et j'ai même commencé à initier ma mère (qui a dû "aller vérifier un truc dans la machine du chose" au bout de 15 minutes) et mon amie H. (qui a acheté le mauvais crochet et le mauvais coton)...
Si vous aussi, vous voulez vous initier, ou si vous vous débrouillez déjà bien ou si vous voulez juste de l'inspiration, toutes les instructions et informations nécessaires sont ici: http://petitepieuvresensationcocon.weebly.com/
Allez, je vous quitte avec une petite inspiration tirée du groupe facebook (niveau pro, j'admire à fond)
Poulpement vôtre!

Tuesday, January 03, 2017

Bonne année!

Hé oui! Comme de coutume, je vous souhaite les meilleurs voeux pour 2017... Le temps de regarder brièvement en arrière, et de voir que 2016 a été bien remplie:
1. Knacki est toujours en vie (et ça n'a pas été une mince affaire!),
2. J'ai fini ma thèse,
3. J'ai appris le néerlandais,
4. J'ai lancé le Fil de Bibil
et 5. J'ai trouvé un job.
En dépit de l'actualité internationale, 2016 a donc été une bonne année. Pas une année d'éclate, mais une année sérieuse où beaucoup a été fait. Si les années précédentes me semblaient traîner en longueur et se terminer toujours de la même façon, celle-ci est différente, et le réveil très tôt ce matin me l'a bien rappelé (ah oui mais tout a un prix que voulez-vous). Cette année, j'ai pu clôturer certains dossiers qui étaient ouverts depuis trop longtemps et aller de l'avant. Ca s'annonce chargé pour la rétrospective mais promis, j'ai quelques photos chantage pour rendre le tout plus light.

Bon, il y a encore du boulot pour 2017. J'ai beau en avoir beaucoup fait en 2016, je n'en suis toujours pas là où je voudrais être pour mon âge. Je dors mal, je digère mal, je suis sur les rotules en permanence, je n'ai pas d'énergie pour faire changer les choses qui ne me satisfont pas, et je les subis à la place, me laissant me manger. Ma gastrite est toujours là, j'ai pris énormément de poids à cause d'elle (j'ai faim en permanence et je préfère manger que prendre un médicament), et point de vue professionnel, je traîne une fragilité de ma thèse qui fait que la gestion du quotidien n'est pas la plus évidente. Cette année, la bonne résolution s'impose d'elle-même, et les excès de toutes sortes des fêtes de fin d'année ne la rendent que plus criante: soigner cette gastrite (nom d'un pantomed). Cela implique d'agir sur les causes du stress, et non seulement sur les symptômes.
J'ai déjà pris les premières étapes: un meilleur suivi médical, avec rendez-vous médicaux réguliers et régime spécial (sans gluten, lactose ni fructose - 2017 bring it on!) jusqu'à ce que cela aille mieux, et perdre du poids. Ca, c'est le côté purement mécanique. Il y a aussi l'aspect gestion du stress, et il y a du boulot. Tant au niveau personnel que professionnel, il y aura des adaptations à faire qui nécessiteront que j'aie le courage (et l'énergie) de sortir de ma zone de confort. Enfin, cela, je n'en parlerai qu'une fois que ce sera fait. Le but est d'aller mieux physiquement, histoire de laisser ma thèse mais aussi tout l'héritage de la thèse derrière moi une bonne fois pour toutes!
Et vous, quelles sont vos résolutions?

Monday, December 19, 2016

Wuthering Heights (les Hauts de Hurlevent), Emily Brontë

Cette fois-ci j'ai lu un classique qui en a découragé plus d'un... Il est vrai qu'il est très difficile de se mettre dedans, l'auteur mettant les personnages et les lieux en contexte pendant presque trois chapitres avant que l'histoire ne commence vraiment. 
L'histoire commencer lorsque Mr Lockwood, qui souhaite louer Thrushcross Grange dans le Yorkshire, va rendre visite au propriétaire, Mr Heathclith, qui se situe dans une ferme coupée du monde, Wuthering Heights. Là, il trouve un assemblage familial un peu improbable: Mr Heathclith, qui est en apparence un gentleman, mais dont les manières sont rustres; sa belle-fille à peine sortie de l'adolescence, mariée à un fils qui est décédé; et un jeune homme qui parait faire partie de la famille mais qui est habillé et agit comme un serviteur. Coincé par la neige, Mr Lockwood est forcé de passer la nuit à Wuthering Heights. La nuit, il se fait visiter par le fantôme de Catherine, qui affirme avoir été perdue dans les landes depuis vingt ans. De retour à Thrushcross Grange, il se fait raconter toute l'histoire par la gouvernante, qui a été au service de Catherine jusqu'à sa mort. Et voilà l'histoire qui commence enfin, ça aura pris une bonne trentaine de pages quand même. Mais l'avantage c'est qu'on connait, du moins en partie, la fin de l'histoire, et qu'on se pose néanmoins la question de comment on en est arrivés là.
L'histoire est donc la suivante. Il y a de cela une trentaine d'années, la famille Earnshaw habitait à Wuthering Heights, avec deux enfants: le grand frère Hindley, et la petite soeur Catherine. Le père Earnshaw, lors d'un voyage d'affaires, ramène un jeune orphelin trouvé à mendier dans les rues, et comme ce gamin n'a pas de nom, il l'appelle Heathclith, qui lui ira comme prénom comme pour nom. Il n'est pas très clair si le père désire en faire un gentleman ou un serviteur. En tous cas, c'est la seconde interprétation que choisira Hindley, le grand frère, lorsque son père décédera. Il a en effet toujours été jaloux de s'être fait voler le rôle du fils chéri. C'est cette répétition d'humiliations qui animera le désir de revanche d'Heathclith, qui est le fil conducteur de toute l'intrigue.
Par contre, Heathclith et la petite soeur Catherine s'entendent terriblement bien, tellement qu'à la sortie de l'enfance, leur lien se mue en une affection passionnée. Catherine va néanmoins épouser le fils du voisin, Edgar Linton, car elle préfère une perspective d'ascension sociale, à celui d'épouser Heathclith qui a été rabaissé au rang de serviteur. Et là commencent les problèmes.
L'originalité de ce livre est que les personnages principaux sont odieux. Heathclith est un homme arrogant, cruel, violent, misogyne, habité par un désir de revanche et un manque de compassion absolu. Il jette des couteaux de cuisine sur sa femme, tue des animaux pour le plaisir, enferme des enfants en les laissant mourir de faim, met des mourants à sa porte les condamnant à crever sur le perron, bref, il est horrible. Sa seule qualité rédemptrice est sa capacité à aimer Catherine. Catherine, quant à elle, est égoïste, narcissique, cherche avant tout son propre intérêt, et si la passion d'Heathclith est claire et dévorante, la sienne se cache derrière plusieurs couches d'hypocrisie. Aucun des deux personnage n'est heureux ni ne peut être heureux.  Leurs seuls points communs sont leurs défauts, et tout au long du livre ils ne font que causer dévastation à leur entourage. Ils sont aussi tourmentés que les paysages sauvages du Yorkshire profond et de ses landes mélancoliques où les points de beauté sont rares.
Le thème du livre, il est vrai, est la relation amoureuse entre Catherine et Heathclith, mais au delà de cela, c'est aussi celui de la revanche d'Heathclith. Une revanche cruelle et disproportionnée non seulement sur les personnes qui l'ont humilié, mais aussi sur les personnes qu'il a envié, sur leur famille, sur leurs enfants, une revanche qui sera portée sur les générations suivantes lorsqu'il n'aura plus personne d'autre en face de lui. En clair, il fout les boules, et on se prend plus de sympathie pour ses victimes que pour lui. 
A la fin de ce livre, je suis admirative devant l'imagination de l'auteur, même si je me demande un peu ce qui se passait dans sa tête pour avoir imaginé tant de cruauté et de violence, tant physique que morale, à une époque victorienne où ces choses-là ne se disaient pas. A chaque chapitre on se demande comment les choses peuvent empirer davantage, et à chaque fois on constate qu'elles empirent. En fait, c'est un roman épouvantable, mais qu'on ne peut s'empêcher de le lire, par espoir qu'il se finisse bien. 
Et je vous rassure, il finit bien.
En quelques sortes. 
Enfin, je vous laisse le suspense, quoi.

Thursday, December 15, 2016

Week-end à Londres!

Mais oui! Vous ne rêvez pas! C'est bien une update du Bibilblog!
Que voulez-vous, maintenant que je ne suis plus en thèse, je ne passe plus mes week-ends devant mon ordinateur, car chaque jour qui passe n'est plus un jour où potentiellement je devrais travailler et où je culpabilise de ne pas en faire assez. A la place, mon week-end est un vrai week-end. Aaaahlala tout se perd. 
Mais le week-end passé était un peu différent, figurez-vous, car je suis allée à Londres! Hé oui! Je suis allée rendre visite à mon frère qui habite pour l'instant près de Shoreditch. A chaque fois que je vais à Londres, j'en découvre un nouveau bout. Je pense que peu importe le temps passé dans cette ville, je découvrirai toujours quelque chose de nouveau, d'autant plus que c'est une ville qui se renouvelle sans arrêt et où tout change très vite. Enfin, cette fois-ci, j'ai fait une immersion dans l'Est de Londres, du côté de Hackney samedi, et de Columbia Road (le flower market!) dimanche. 
Et bien, je pense que je m'y plairais bien si je devais y vivre. C'est artiste, bobo, hype, hipster, enfin ce que vous voulez, mais franchement il y a une bonne ambiance (en dépit de la météo pourrie qui nous a arrosés ce jour-là). On peut faire un tableau et comptabiliser les barbes, moustaches, bonnets, bretelles, chemises à carreaux, macbooks, tatouages, toasts de seigle à l'avocat bio avec graines germées et smoothies de chou kale. 
 Oh! Des scotch eggs.
Et le flower market de Columbia Road c'est assez sympa aussi, d'autant plus que c'était sur le thème de Noël. 
D'ailleurs, s'il y a bien un truc pour lequel il faut visiter Londres à cette période-ci, c'est bien pour l'ambiance de Noël... Ils n'y vont pas de main morte! Et la foire du midi à côté de leur Winter Wonderland, c'est ridicule. Sérieusement, je suis presque complexée avec ma petite couronne de houx que je n'ai pas encore mise à ma porte car je vais me la faire piquer par les gamins de l'école du coin. Je vous jure, dès que j'ai un moment de libre, je fais péter la déco!
Enfin, en tous cas, ce week-end j'ai fait péter le pull de Noël. Et franchement je m'insérais relativement bien parmi la faune locale, là bas le pull de Noël est tout à fait viril et accepté, peu importe le degré de kitch.
 Et je n'étais pas la seule. 
A part ça, il y a une très chouette expo sur le Caravage à la National Portrait Gallery (Guillaume n'a pas trop aimé mais c'est parce qu'il n'a pas eu histoire de l'art 2 heures/semaines pendant un an). 
Et nous sommes allés dans un restaurant assez original: Dans le Noir. Il parait que cela existait sur Bruxelles mais ne le cherchez plus, il est dans plusieurs capitales européennes mais plus chez nous. C'est assez impressionnant: à Dans le Noir, on est vraiment... dans le noir. On n'y voit pas un pet de lumière, avec les yeux fermés c'est pareil. Les serveurs sont aveugles et ce sont eux qui vous guident jusqu'à votre table. Là, vous faites connaissance avec vos voisins (que vous ne connaissez que par leur voix). Vous tâtonnez pour trouver vos verres, vos couverts, c'est la galère totale pour vous servir de vin... Puis arrive le menu, surprise évidemment. Vous devez deviner ce que vous mangez (vous avez l'occasion de citer vos allergies avant, je vous rassure). Alors il y a ceux qui tentent de faire tout avec les couverts, nous on a tâtés avec les doigts (oh! mais c'est un jaune d'oeuf, ça colle dites donc). Et sur la fin, puisqu'on ne nous voyait de toutes façons pas, on a mangé avec les doigts aussi. On a deviné la plupart des plats mais on était loin du compte pour d'autres. Il faut réserver sur internet et il faut s'y prendre bien à l'avance! 
A très bientôt et joyeuses fêtes si je ne poste pas d'ici là!

Monday, November 07, 2016

Oops, she did it again

Ca fait longtemps que vous n'avez plus eu de nouvelles de Knacki, hein?
Hein?
Croyez-moi, parfois il vaut mieux ne pas trop en avoir. Parce que dernièrement, ça a donné ceci:
 Ah mais, que c'est drôle, que font tous ces gens autour d'un terrier? On dirait les pompiers ou je rêve?
Oui, bon. Il y avait encore un endroit où j'osais lâcher Knacki sans craindre la fugue, c'était une zone "chiens en liberté" dans le Parc de la Woluwe, dans lequel il n'y avait pas de terrier. Sauf que cela devait bien arriver un jour, un arbre est tombé et un terrier s'est formé dans les racines... Bref, je n'avais pas vu le terrier, mais Knacki oui. Steph (qui m'accompagnait) et moi avons attendu un petit temps... Et un moment donné les agents d'entretien du parc sont quand même venus à notre rescousse. Sauf que Knacki ne sortait pas, on a essayé de creuser un peu le terrier, mais un terrier qui est dans les racines c'est bien pratique pour creuser. En attendant on entendait Knacki aboyer toujours aux deux mêmes endroits, un proche et un distant, elle faisait des aller-retours dans la galerie mais ne sortait pas. Hors, même quand elle ne veut pas sortir, quand elle entend que la situation change à l'extérieur, elle passe quand même sa tête dehors pour voir ce qui se passe, et rentre dedans aussi sec. Là, elle ne le faisait pas. On avait quand même bien l'impression qu'elle ne trouvait pas la sortie, et que ça pourrait encore durer longtemps.
Alors bon. On a fait venir les pompiers. Et eux avaient des bêches, des pelles, des tronçonneuses et toutes sortes d'éclairages. Et là, on a commencé à creuser l'entrée. Dites donc, ça creuse profond, un lapin.
Oh, vous avez remarqué? Oui, la police est venue au bout d'un certain temps. Je ne sais pas pourquoi, ni qui les a appelés, mais ils ont été bien utiles. Mais bon, au bout de 4 heures, la nuit est tombée, et même si on avait creusé de quoi faire une piscine olympique, toujours pas de Knacki. On a même pensé faire venir l'armée avec une pelleteuse pour déblayer le terrain une bonne fois pour toutes, mais heureusement, tout à coup, avec une caméra on a aperçu Knacki au bout d'une galerie! Elle se terrait avec sa tête de "on passe l'aspirateur, c'est horrible". J'imagine qu'elle avait entendu la tronçonneuse et à mon avis ça ne lui plaisait pas du tout. 
Alors bon. On lui a donné de l'espace. Elle a tenté de sortir. On a tenté de la chopper. Elle est rentrée aussi sec. On a attendu. Elle a retenté de sortir. On a retenté de la chopper. Enfin, la troisième était la bonne. Quel soulagement pour tous les spectateurs qui sont restés jusqu'au bout! 
Enfin, plus de peur que de mal au final, dont le montant se retrouvera dans la facture que les pompiers m'enverront. Les pompiers étaient d'ailleurs ultra soulagés, presque plus que moi: si moi j'avais déjà déterré Knacki à trois reprises, eux n'avaient pas su récupérer le dernier chien! Tout se termine donc bien...

Saturday, November 05, 2016

Elmer l'éléphant

Vous connaissez Elmer? Mais si, Elmer l'éléphant... Le livre pour enfants, mettant en scène Elmer, un éléphant bariolé dans un troupeau d'éléphants gris. J'adorais ce livre quand j'étais petite, et je soutiens évidemment la morale, qui est que la différence est une richesse, mais j'ai beaucoup de plaisir aussi à regarder les dessins qui sont quand même très sympathiques.
Bref, quand G. a demandé pour sa babyshower qu'on lui offre un livre de notre enfance, j'ai shotguné Elmer sans hésitation. Astrid, qui est née peu après, aime le livre tout autant que moi... Et donc pour la naissance d'Elinor, la seconde, et bien j'ai fait un patchwork Elmer l'éléphant!
Tissus gris de chez Karakol, les autres du Chien Vert. Je suis très fière de vous présenter la chose. Je me suis donnée pour les éléphants qui ont quand même demandé l'assemblage de 20 pièces par éléphant, puis du piqué libre, qui reprend la technique du McTavishing, très chronophage mais si joli au final... Allez, un petit zoom sur Elmer.
 Et voici à l'arrière!
Ci-contre, de la difficulté à prendre une photo de patchwork lorsque Danio l'a très clairement élu comme panier potentiel...
 Et enfin, même si le cadeau est pour Elinor, Astrid l'a néanmoins très bien reçu!
Bon week-end à tous!